Crue torrentielle

Les vallées de l’Est du Mercantour resteront marquées par les crues dévastatrices du 02 octobre 2020. En une nuit noire pour nos vallées, les torrents ont emporté les ponts, les maisons, les vies, quelques morceaux de notre patrimoine architectural et surtout une sérénité que l’on ne retrouvera pas rapidement lors des prochaines crues.

Les crues torrentielles mettent en mouvent de grande quantité de matériaux, bloc et rocher qui modifient le lit au fur et à mesure de la crue et provoquent des dégâts considérable. Plus on remonte dans les bassins versants, aux sources de ces phénomènes, plus la fraction solide des écoulements est importante, se rapprochant de la coulée boueuse ou de la lave torrentielle.

Une étude détaillée des phénomènes torrentielles de la tempête Alex a été menée par l’ONF RTM dans le cadre du retour d’expérience de la tempête de la DDTM des Alpes Maritimes.

L’étude des crues torrentielles nécessite de recouper des compétences variées, telles que l’hydraulique, la géomorphologie, la géotechnique et même l’étude de la couverture forestière des versants. Il est possible d’approcher numériquement le comportement des crues torrentielles en fonction de leur rhéologie : fluide visqueux ou écoulement liquide sur fond mobile.

Les travaux pour se protéger des crues torrentielles sont contraints par la nécessité de construire des ouvrages résistants aux impacts des blocs de plusieurs mètre cube transportés par les torrents et par l’abrasion du transport solide courant des torrents. Les travaux doivent être étudiés de façon spécifique aux torrents tenant compte de l’évolution des fonds de lit. Plus qu’ailleurs, les ouvrages de protection torrentielle sont mis à rude épreuve et doivent faire l’objet de contrôle régulier. Dans le département des Alpes Maritimes le SMIAGE (Syndicat Mixte Inondation Aménagement et Gestion de l’Eau maralpin) assure ce contrôle sur de nombreux ouvrages protégeant les zones habitées pour le compte des collectivités qui lui délèguent cette grande responsabilité.