Protection contre les avalanches

La neige étincelante sublime la montagne hivernale, mettant en valeur le relief et les paysages. Le risque d’avalanche est le pendant de cette robe hivernale des cimes.

Les avalanches peuvent être évitées avec des ouvrages paravalanches qui sont réservés à des situations contraintes menaçant des enjeux forts. Généralement utilisées dans les stations de ski où pour protéger les routes et les habitations, les installations paravalanches retiennent la neige dans les pentes ou permettent la purge préventive des pentes dangereuses.

Dans le Mercantour, le Syndicat Mixte des Stations du Mercantour gère le plus grand parc d’ouvrages paravalanches. Les services de gestion des routes du Département des Alpes Maritimes et de la Métropole Nice Cote d’Azur exploitent aussi des ouvrages paravalanches stratégiques qui protègent le réseau routier.

Les ouvrages situés dans des pentes enneigées en hiver doivent également être conçus pour résister aux avalanches et à la reptation de la neige. Les pylônes des remontées mécaniques, les pistes à flanc de versant et même les sentiers peuvent être renforcés pour éviter leur dégradation hiver après hiver. Les anciennes constructions en montagne menacées par les avalanches, tels que les bergeries et vacheries de nos vallées, ont depuis longue date été adaptées pour être résilientes à ces phénomènes.

Thibaut Tournier a participé à un programme de recherche pour mieux appréhender les lois d’écoulements de neige dense dans l’équipe de Mohamed Naïm au sein de l’IRSTEA. Par des simulations d’écoulement de neige sur le site expérimental du col du lac blanc à l’Alpe d’Huez et par des simulations d’écoulement de matériaux granulaires cohésifs en laboratoire, ils avaient établis en 2003 des lois d’écoulement de fluide à seuil (de départ et d’arrêt). Ce sont ces lois qui expliquent le comportement des coulées de neige humide se comportant comme des laves torrentielles avec des capacités d’autochenalisation entre des bourrelets latéraux.